C’est une “tante” dont nous avions , enfant , retenu le prénom, Adèle, puis dont nous avions retenu le nom, Detournay
C’est à notre niveau, la fille de la sœur (Marie Clémence) de Valentine notre arrière-arrière grand mère. J e ne sais pas très si elle est une grand tante, à quelle mode! Mais peu importe, elle était présente aux réunions de famille, elle est née en 1899 à Fournes et elle est décédée en 1991à Givenchy. Sa figure nous est familière et elle nous laisse un beau témoignage de la famille Cambron en commençant par Marie (Clémence) sa mère.



Note sur les CAMBRON. – Souvenirs recueillis auprès de notre tante Adèle DETOURNAY, à Givenchy, en 1983.
“Marie Clémence CAMBRON est née à Fournes en Weppes – Nord – entre Lille et La Bassée, le 10 janvier 1874.
Henri CAMBRON, son père, est né à Santes le 22-6-1845. Il était agriculteur et distillateur et dirigeait la sucrerie BERNARD. Il habitait une belle maison blanche près de la sucrerie. Il est mort à Henin-Liétard, en 1924, chez sa fille Valentine, épouse de Jean Leclercq.Il fut enterré à Fournes en Weppes, ainsi que son épouse, Clémence DELEFORTRIE, décédée à Haubourdin.
Clémence était une femme douce et très bonne, profondément religieuse. Elle avait un frère, Gustave DELEFORTRIE, qui fut Père Jésuite, et l’un de ses fils fut également Père Jésuite : Paul CAMBRON (1878-1959, décédé rue des Stations, à Lille). (“voilà en dehors de Valentine notre arrière-grand-mère, l’autre sœur Marie Clémence et les trois frères Gustave, Paul et Michel (suite)
Après son mariage, en 1869, Henri arrive à Fournes en Weppes où il loue la ferme de Coupigny au comte d’HESPEL. Il avait également, en toute propriété, une distillerie de famille. Puis, il cultive également, jusqu’en 1914, une ferme à Rosembois, près de Fournes, appartenant aux BERNARD. En 1914, il est évacué et ne reprendra plus la ferme de Fournes après la guerre. La maison de Fournes fut brûlée pendant la guerre et tout a été perdu. Henri CAMBRON avait une vitalité extraordinaire et c’était « un grand caractère ». En 1914, il habitait Haubourdin, mais deux années après, obligé de quitter, il s’arrangea pour être rapatrié par la Suisse et arriva à Viroflay (78) chez ses filles Marie et Valentine. En 1916, il reprit la ferme de LA HAYE PIQUENOI, en Normandie, avec Jean LECLERCQ (de Rouvroy) son gendre, qui s’installa ensuite à Cérisy la Forêt (dans la Manche). LA HAYE fut ensuite reprise en 1918 par Michel CAMBRON, son dernier fils, qui épousa Gabrielle VIVIER à Blay (14) le 15-9-1919, et dont la descendance est toujours dans la région normande.
Louis CAMBRON, père d’Henri, se dévoua, avec sa femme Aglaë LELEU, pour soigner et aider les mourants, victimes d’une épidémie de choléra à Santes, en 1848.Sa petite-fille Valentine est morte à l’âge de 3 ans et ils voulurent qu’elle soit enterrée dans lafosse commune où l’on enterrait tous les morts. Louis CAMBRON était un fervent royaliste et, avec son ami le Comte d’HESPEL, il alla àFrosdorf (Autriche) rendre visite au Comte de CHAMBORD. Il y aurait reçu en cadeau un cuivre
représentant le Comte de CHAMBORD (portrait circulaire).
Merci Adèle Detournay, nous aurons l’occasion de publier une saison pour la branche Detournay, mais pas tout de suite: nous attendons l’aide des Detournay.
