La guerre 1914-1918 : le front dans les Weppes entre Fromelles et Ypres

Les Weppes comprennent sur la carte, les localités d’Armentières, Aubers, Bois-Grenier, Fromelles, qui sont le théâtre d’affrontements entre l’armée allemande et l’armée britannique mais aussi tous les villages comme Beaucamps, Capinghem, Escobecques, Fournes-en-Weppes, Frelinghien, Radinghem-en-Weppes, Sainghin-en-Weppes, Santes….

Les troupes allemandes sont dans les Weppes, face à un front britannique qui s’échelonne

C’est à la suite de cette destruction que Jean Leclercq et Valentine Cambron vont quitter Fournes-en-Weppes pour reprendre la ferme de Rouvroy avec surtout Pierre , leur fils (cf saison 4)

C’est ainsi que la famille passe du Nord (des Weppes en Flandre) au Pas-de-Calais dans le bassin minier aux confins de l’Artois

Le train Michon, comme on l’appelait dans les neuf villages des Weppes qu’il desservait depuis 1902, est ” un tortillard qui avance avec lenteur”. 18km à l’heure sur des voies ferrées qui épousent le terrain de la plaine des Weppes, sur 18 km, de Don pour desservir Sainghin, Fournes, Herlies, Marquillies, Illies, Aubers et Fromelles. Le tracé du circuit forme un “S” car il a été conçu pour desservir les fermes et les usines. C’est pourquoi il serpente des deux côtés de la future RN41 qu’il coupe par trois fois. 

Sa vocation premiére est le transport des marchandises. C’est ainsi que de la betterave, grosse exploitation locale, parvient en gare de Don-Sainghin pour y être exportée. Mais dans ces neuf gares construites à l’identique, et dans ces haltes, sont aussi déchargés du charbon, des matériaux de construction et des tonneaux de bière. Le brasseur Motte Cordonnier alimentait ainsi ses estaminets. Des estaminets près des gares et des haltes où l’on se rencontrait pour parler affaires…

Dans les Weppes, le train fait aussi office de transport pour les voyageurs. Les voitures sont d’aspect classique, quoique plus petites que sur le réseau principal. Le convoi roulait si lentement, qu’on allait aussi vite à pied : si on ratait le train à Fournes, on pouvait le rattraper en courant à travers les sentiers à Herlies. Le voyage durait environ 40 à 45 minutes, voire plus d’une heure. On avait largement le temps d’admirer la campagne…

Renouveau dans les années 20..

Complètement détruite par les Allemands quand ils se retireront des villages des Weppes en octobre 1918, la ligne va connaître un renouveau dans les années vingt. Le train Michon est confié à la Société générale des chemins de fer économiques (SE). Le département du Nord en a besoin pour relancer une économie durement touchée par la guerre. La ligne est reconstruite par des tronçons dès janvier 1920. “C’est la Compagnie du Nord (reprise en 1938 par la SNCF) qui fournit la locomotive, un fourgon et deux voitures pour les voyageurs”.

Le retour du train Michon (entre Sainghin et Fournes) permettra au pensionnat Gombert à Fournes de rouvrir ses portes. D’ailleurs, l’école professionnelle supérieure en usera pour sa publicité. Sur des  prospectus, était vantée la reprise de l’établissement grâce à la ligne Michon. C’est le dimanche que les élèves du pensionnat se rendaient de Fournes vers Don pour relier Lille et puis s’en revenaient le soir. Le transport des voyageurs cessa en 1929.

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