
Louis Joseph Cambron (1780) et Rosalie Adelaïde CASTEL (1793)
Louis Joseph CAMBRON (1780-1861) et sa femme Rosalie Adelaïde CASTEL (1793-1876). Iles eurent trois enfants notre ancêtre Louis Alexandre (1816-1890) , François Michel (1824-1884) marié avec Virginie TELLIER et Rosalie CAMBRON (1826 – 1917) mariée à Jean-Baptiste CORDONNIER (Haubourdin 1820 -1902) architecte. Louis Joseph était commerçant, blanchisseur de fils à Haubourdin.
Louis Alexandre (1815) et Aglaé Odile LELEUX (1821)
Louis Alexandre CAMBRON (1816-1880) est né le 10 janvier 1816 à Haubourdin, il se marie le 23 novembre 1842 à Fournes-en-Weppes avec Aglaé Odile LELEUX (1821-1887). Il est décrit comme un commis négociant. Ils ont eu trois enfants nés à Santes, Marie-Louise.(1843) ,notre ancêtre Henri (Louis Alexandre) (1845) et Valentine morte en bas âge (1846-1848). Louis Alexandre CAMBRON, se dévoua, avec sa femme Aglaë LELEUX, pour soigner et aider les mourants, victimes d’une épidémie de choléra à Santes, en 1848.Sa fille Valentine en est morte à l’âge de 3 ans et ils voulurent qu’elle soit enterrée dans la fosse commune où l’on enterrait tous les morts.
Louis Alexandre CAMBRON était un fervent royaliste et, avec son ami le Comte d’HESPEL, il alla à Frosdorf (Autriche) rendre visite au Comte de CHAMBORD. Il y aurait reçu en cadeau un cuivre représentant le Comte de CHAMBORD (portrait circulaire). Il es décédé le 13 janvier 1880 à- Fournes-en-Weppes, à l’âge de 64 ans
Henri Cambron (1845) et Clémence Amélie DELEFORTRIE (1845)
Henri CAMBRON, son, est né à Santes le 22-6-1845. Il épouse Clémence Amélie DELEFORTRIE (1845) le 3 avril 1869, à Frelinghien, (parents : Pierre Isaac Martial DELEFORTRIE 1809-1892 & Flore Amélie Joseph DELECOURT 1824-) . ils eurent 5 enfants, Louis Gustave, Valentine, Marie Clémence, Paul, Michel Louis. Après son mariage, en 1869, Henri arrive à Fournes en Weppes où il loue la ferme de Coupigny au comte d‘HESPEL. Il avait également, en toute propriété, une distillerie de famille. Puis, il cultive également, jusqu’en 1914, une ferme à Rosembois, près de Fournes, appartenant aux BERNARD. Henri CAMBRON avait une vitalité extraordinaire et c’était « un grand caractère ».En 1914, il habitait Haubourdin, mais deux années après, obligé de quitter, il s’arrangea pour être rapatrié par la Suisse et arriva à Viroflay (78) chez ses filles Marie et Valentine. En 1916, il reprit la ferme de La Haye Picquenot en Normandie, avec Jean LECLERCQ (de Rouvroy) son gendre, qui s’installa ensuite à Cérisy la Forêt (dans la Manche). la ferme de La Haye Picquenot fut ensuite reprise en 1918 par Michel CAMBRON, son fils, qui épousa Gabrielle VIVIER à Blay (14) le 15-9-1919, et dont la descendance est toujours dans la région de Normandie.
Henri était agriculteur et distillateur et dirigeait la sucrerie BERNARD. Il habitait une belle maison blanche près de la sucrerie.
Il est mort à Henin-Liétard, en 1924, chez sa fille Valentine, épouse de Jean Leclercq. Il fut enterré à Fournes en Weppes, ainsi que son épouse,Clémence DELEFORTRIE, décédée à Haubourdin.
Clémence était une femme douce et très bonne, profondément religieuse. Elle avait un frère, Gustave DELEFORTRIE, qui fut Père Jésuite, et l’un de ses fils fut également Père Jésuite, Paul CAMBRON (1878-1959, décédé rue des Stations, à Lille).
En 1914, il est évacué et ne reprendra plus la ferme de Fournes après la guerre. La maison de Fournes fut brûlée pendant la guerre et tout a été perdu.
Valentine Cambron (1872) et Jean Leclercq (1864)

Valentine Amélie CAMBRON (1872-1958)
Elle naquit en 1872 deuxième d’une famille qui comptera 4 garçon et 2 filles, à Fournes, petit village du Nord près de Lille : son enfance revivait dans ses souvenirs avec une ferme entourée d’eau et un bras de canal où pouvaient circuler les péniches, une famille idéale, d’excellents parents, l’école des sœurs où Valentine et Marie Clémence étaient choyées. Valentine termine ses études chez les Bernardines: elle est douée , attirée par les choses de l’esprit et les réalités spirituelles.
Elle est mariée tôt à l’âge de 19 ans à Jean LECLERCQ, bon époux mais travailleur avant tout. Il demande à sa jeune femme l’assiduité aux étables, dès l’aube par toutes températures pour surveiller la traite des vaches. Elle doit nourrir et entretenir de nombreux ouvriers : 4 enfants naissent (Pierre en 1893, Marie en 1895, Jean en 1898 et une petite Simone morte jeune)
Madame Valentine CAMBRON-LECLERCQ ne jouit pas d’une très bonne santé, on dirait maintenant qu’elle est un peu dépressive. Une jeune fille Suisse Allemande est engagée pour s’occuper des enfants. Conversations et lectures unissent notre Grand-mère et Fraulein. Sa fille Marie conçoit de cette intimité une certaine souffrance, son plus jeune fils Jean jugeant l’institutrice trop sévère devient de plus en plus espiègle… Autre conséquence de cette fragilité de santé: le Dr Léonce Lemaitre fait fréquemment le trajet d’Hénin-liétard à Rouvroy, son fils Léonce est parfois du voyage, il saura s’en souvenir!
La guerre les emmène d’abord à Viroflay avec sa sœur Marie Clémence où les rejoint Henri pour ensuite partir pour la Normandie d’abord à la ferme Picquenot (photo) puis quatre années passées à Cerisy-la-Forêt près de Bayeux.
Son mari Jean Leclercq mourut en 1921, Grand Mère, elle s’installe dans deux maisons ouvrières à Rouvroy, construites au retour et réunies par une véranda. Pendant 20 ans entre les deux guerres, elle y mène une vie retirée, elle ne sort du grand jardin , quelle partage avec le ménage de son fils aîné Pierre qu’une ou deux fois l’an pour acheter le chapeau et le manteau de l’année… qui ne serviront pas. Elle n’assiste pas à la messe dominicale mais son curé la visite. Elle s’intéresse au village et discute passionnément avec son fils Pierre (de politique entre autres sujets..), correspond avec son notaire, médite et prie beaucoup des chapelets qui nous semblent très longs.
Cette vie d’ermite n’empêche pas une merveilleuse facilité de recevoir ses enfants et petits-enfants et accueillir ceux-ci pour des vacances qu’elle essayait de rendre « éducatives »: sa fidèle Adélaïde la secondait et faisait pour nous partie intégrante de Rouvroy.
C’était une âme noble, aux convictions fermes, parfois véhémentes, au coeur délicat: par ses talents de conteuse, ses dons d’éducatrice et sa piété, elle a beaucoup marqué notre jeunesse. Sa grande intimité avec son frère Paul, jésuite, fut une des grandes joies de sa vie.
Après quelques années vécues dans une accueillante maison religieuse, elle se retira chez son fils Pierre, à Rouvroy, où la mort vint la prendre le 1er avril 1958
(source Françoise LEMAITRE, soeur bénédictine à Wisques)





